
Il faut peut être parfois se bousculer… Ne pas attendre un déclic inverse venu de je ne sais ou pour se remettre les idées en place.
Au cours de ces derniers longs mois, qui ne furent que moment de désarroi et de désordre, je n’ai rien vu paraître au loin, de ce qui pouvait ressembler objectivement à une réelle amélioration.
Je n’écris plus depuis quelques temps…mais n’ayant pas pour autant délaissé mes lectures.
J’ai envie que ma vie prenne un nouveau chemin : ne plus faire marche arrière et avancer droit devant, en arrêtant de me retourner inlassablement comme si j’étais certaine que tout le poids de mes douleurs et souvenirs passés étaient bien encore la, me suivant comme un boulet que l’on traîne derrière soi.
La vie passe et je ne l’empêcherais pas de filer aussi vite, mais il m’est tout à fait possible de m’y investir pleinement et non pas de la voir se désagréger au fil des années sans que je l’agrémente à ma manière de mes envies, de mes rêves, de mes projets.
L’ensemble de ces trois désirs de vie, sont l’essence même du sens d’une existence : celle qui revient à tout être, y compris moi !
Peut être que je me trompe, mais j’ai toujours aimé les défis. Lorsque j’ai vraiment voulu quelque chose du fond du cœur, je me suis toujours donnée les moyens de l’obtenir.
Je ne dois mes échecs, qu’à une non conviction profonde et donc à un certain côté désabusé.
Mes réussites, aussi peu nombreuses soient elles, n’auront été que le fruit d’un travail, d’une persévérance, d’une volonté et d’une détermination pour en venir à bout.
Je dois mettre en application, enfin, toutes mes belles idées et ne plus les laisser germer dans ma tête, pour enfin les laisser dépérir à petit feu sans avoir tout fait pour les faire évoluer et grandir, sortir de sous – terre et naître au grand jour.
Saisir la vie à bras le corps et faire de mes échecs et des difficultés, cette force en moi qui me grandira enfin… Je dois trouver le juste milieu et l’équilibre, comme un funambule sur un fil qui tâtonne pas à pas timidement sur une corde raide infiniment étroite.
Il me faut enfin m’accorder le droit de vivre ce dont j’ai envie. Fuir le bonheur, je l’ai bien trop souvent fait et ne souhaite plus continuer à poursuivre sur cette voie de l’anti-chambre des malheurs tel que je le fais maintenant de manière constante.
Je ne recherche pas la fierté ou le l’adulation, mais le repos.
Je cherche l’apaisement et la sérénité. Le bien être et l’équilibre. Le confort d’être heureuse, …le plaisir de rendre heureux, … le ravissement de voir les autres heureux.
Que tout cela m’apporte ma propre tranquillité d’âme.
Je dois baisser mes armes, si fermement brandies tout au long de ce dernier semestre 2008, contre moi et aussi contre tous.
Je dois essayer au moins…tenter encore et encore, sans découragement, sans relâche.
Je me torture de me faire du mal, mais ne suis pas arrivée à me satisfaire jamais, de ce résultat apocalyptique.
Comment se réjouir de détruire tout ce que l’on rêve de bâtir ??
Comment se pavaner devant autant de bassesse d’esprit et d’attitudes aussi proches de la folie.
Cette folie qui s’est emparée peu à peu de moi, je ne la contrôle plus, pas plus que tout ce qui en découlait.
Folie de moi-même et des autres : totalement murée dans ma paranoïa absurde et sans aucune issue de secours, que celle que je voudrais bien me donner de trouver moi-même.
Je ne me suis que trop attardée sur des choses qui n’en valaient pas la peine, en délaissant les principales.
Je ne veux plus poursuivre ainsi, cette descente aux enfers qui me gâchent encore les longues années de vie qu’il peut m’être donné de vivre encore !
J’ai des projets. Ils ne restent toujours que dans ma tête. Je ne les expose pas au grand jour, et je suis dans mon retranchement intérieur qui ne rime à rien et m’empêche d’avancer.
J’ai peur toujours de parler. Dire simplement ce que je pense, m’affirmer dans mes élocutions, ne pas redouter la critique et les reproches.
Faire des pieds de nez à tout ce que je considérais comme blessants, cela doit tout de même être possible.
Je suis telle que je suis. Quand vais-je m’accepter ainsi. Faire de mes faiblesses et de mes défauts, quasiment une fierté. Faire de ma différence, une force et non un handicap à mes yeux.
Je ne serais jamais une autre. Je cherche quoi ?
Sûrement rien qui ne vaille le coup d’y perdre autant de temps et d’y consacrer autant d’énergie et de santé.
Mauvaise données, mauvaises directions.
Je me heurte à des mauvais calculs, j’évalue mal la situation, je me trace un portrait pathologique plus qu’une vraie nature.
La vie n'est pas un long fleuve tranquil, et alors? Est-ce une raison pour la rejeter ainsi et la maltraiter de la sorte?
Je pense qu'il faut recadrer désormais, les choses qui depuis de longs mois ont été totalement déplacées.
Je dois m'astreindre à regarder l'avenir en face et savoir ouvrir mon coeur comme j'ai su si bien le fermer.
Cela ne reléverait pas de l'exploit : une chose qui peut paraître aussi simple pour tout le monde, ne devrait même pas avoir lieu d'en évoquer le souhait.
Peut être en fait, que ces dernières mises à l'épreuve de ces derniers jours, ces dernières nouvelles, pas forcément trés bonnes pour moi, sont un signe : je dois m'en servir comme un starter, pour remettre en marche mon moteur qui était depuis des mois et surement des années, au point mort!
Je dois puiser ma force dans tout ce que la vie m'oblige à vivre.
Prendre chaque difficulté comme un défi à relever pour soi-même, et même en cas d'échec ou de difficulté, en ressortir seulement plus forte d'avoir essayer de vaincre mes faiblesses du passé.
Je crois à la chance. Je pense que la roue tourne. Et je suis désormais convaincue, quoi que l'avenir me reserve, de bons ou de mauvais présages, tout cela ne sont que des signes et des mises à l'épreuve pour me rendre moins vulnérable.
Je dois cesser la toutes mes abdications et mes chutes. Me relever plus forte encore de ce sommeil dans lequel je fus plongé durant tout ce temps passé. Ces deux dernières saisons, m'on fait atteindre le fond du précipice. Je ne pense pas, pouvoir tomber plus bas encore dans la vulnérabilité de ma personne, dans le dégout et l'ignominie de mes attitudes.
Je veux devenir un ressort. Une pile électrique. Un générateur.Qu'une espèce de furie intérieur m'anime et me propulse dans un monde ou je me construis un avenir modeste mais tellement empli de bonheur.
Je ne veux plus dormir. Remettre mes pendules à l'heure. Je veux m'ouvrir aux autres et déclencher en moi toutes ses folies endormies.
Retrouver des joies et des sourires. Les apprecier. Les aimer.Les rendre.
Etre heureuse pour rendre heureux. Construire pour ne plus jamais détruire. Vivre... en eaux calmes. San tempête, sans raz de marée, sans déferlement de vagues blessantes. Nager en eaux claires, sans avoir peur de me laisser emporter par les courrants qui m'attirent. Leur resister, les affronter sans les fuir. Me prélasser des embruns de la vie, humer chaque odeur, chaque parfum..Que chaque miette de vie me rassasie et me sentir légère, flottant sur ces eaux...eaux bleues...eaux calmes...flots de bonheur.
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